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Association d-Dys : et si votre enfant dyslexique pensait en images ?

et si votre enfant dyslexique pensait en images ?

Et si la dyslexie n’était pas un déficit, mais une autre manière de penser qui peut devenir une force ? L’association d-Dys défend une approche différente, fondée sur la méthode Davis® qui s’appuie sur la pensée visuelle. Les facilitateurs de cette méthode accompagnent chaque enfant dyslexique et ses parents. Rencontre avec Johanna de Barmon et Annie Piau, deux passionnées avant tout.

Top Maman : Pouvez-vous nous éclairer sur la dyslexie ?

Johanna de Barmon : « Chaque enfant dyslexique pense d’abord en images. Tous accèdent en effet difficilement aux mots abstraits, sans représentation mentale. Les lettres bougent, le sens échappe. Ce n’est pas un manque d’intelligence mais plutôt un mode de fonctionnement différent. »

Que proposez-vous concrètement en tant que professionnels ?

Annie Piau : « Nous proposons des stages individuels pendant lesquels on travaille avec l’enfant dislexique et un parent. On lui apprend entre autres à se concentrer facilement et rapidement, également à se dé-stresser et à gérer son niveau d’énergie. On travaille la compréhension et la mémorisation avec la pâte à modeler. C’est ludique, on avance par petites réussites et cela change tout. 

Nous proposons aussi une formation à distance pour les parents et les enseignants, souhaitant comprendre et aider concrètement les enfants, avec cette approche de la dyslexie. »

Johanna : « Nous recevons les enfants et les collégiens, mais également les lycéens, étudiants, parfois même des adultes. On s’adapte toujours à la personne en face. »

Quels effets observez-vous ?

Johanna : « Quand un enfant ou un adolescent comprend enfin comment il fonctionne, il y a un vrai basculement : il se connaît mieux, il reprend confiance et peut progresser de façon significative. Il réalise qu’il n’est pas « moins capable » ou moins intelligent, mais qu’il a un autre fonctionnement cognitif. Certains parents nous disent : « On a enfin compris notre enfant ! ». Ils ont de nouvelles clés pour les aider à progresser. »

Justement, quelle est la place des parents ?

Annie : « Elle est essentielle. Pendant le stage, en comprenant le besoin de leur enfant, ils peuvent les soutenir avec ces nouvelles stratégies plus efficaces. L’objectif, c’est qu’ils puissent accompagner leur enfant au quotidien vers l’autonomie. »

Vous parlez aussi d’un accompagnement global…

Johanna : « Oui, parce que ces difficultés dépassent l’école. Un enfant peut sembler ne pas respecter une consigne simplement parce qu’il ne la comprend pas. En travaillant sur le sens et l’auto-régulation, on améliore aussi la vie quotidienne, les relations, le comportement… L’apaisement est alors général. »

La méthode s’adresse aux personnes dys (dyslexie, dysorthographie, dysgraphie, dyscalculie, dyspraxie), TDA(H) ou du spectre autistique.

L’association d-Dys propose tous les 2 mois des webinaires d’information, d’aide aux parents et de témoignages.

www.d-dys.com 

Formation pour les parents :

www.pourquoityrannosauremaispassi.com/ 

Regard extérieur sur la méthode Davis :

www.professeurcyclope.fr/methode-davis-dyslexique/ 

Chaîne YouTube : @Associationd-Dys