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AEHPI et EHPICENTRIA : à l’écoute des enfants HPI et de leur famille

Être à l’écoute des enfants HPI et de leur famille.

Longtemps considérés comme des élèves qui « réussiront toujours », les enfants HPI, autrement dit “à haut potentiel intellectuel” peuvent pourtant connaître l’échec, le décrochage ou bien la phobie scolaire. L’école EHPICENTRIA est le prolongement naturel de plus de vingt ans d’accompagnement des familles au sein de l’AEHPI. Véronique Gaillard, fondatrice de l’AEHPI et directrice d’EHPICENTRIA, nous explique pourquoi certains enfants ont simplement besoin d’un cadre différent pour révéler leurs capacités.

Top Maman : On parle beaucoup des enfants HPI. Comment distinguer les idées reçues de la réalité ?

Véronique Gaillard : « Le premier mythe est avant tout de croire qu’un enfant HPI réussit forcément tout. En réalité, son potentiel peut être une force… mais aussi une fragilité. Certains excellent, d’autres décrochent complètement. Le haut potentiel n’est pas un trouble, c’est une caractéristique. Tout dépend de l’environnement dans lequel l’enfant évolue. Lorsque ce dernier ne trouve pas sa place, il peut s’ennuyer, perdre confiance, voire développer de grandes difficultés. »

C’est justement afin de répondre à ces situations que vous avez créé l’AEHPI ?

« Oui. Depuis 2008, l’AEHPI accompagne les familles confrontées aux difficultés des enfants HPI et neuroatypiques. Nous proposons de l’écoute, des conseils, des médiations avec les établissements scolaires et des temps d’échange comme nos cafés-parents par exemple. Beaucoup de familles arrivent épuisées, avec le sentiment d’avoir tout essayé. Notre premier rôle est de leur dire qu’elles ne sont pas seules. »

Quels sont les premiers signaux qui doivent alerter les parents ?

« Ce n’est pas parce qu’un enfant est curieux ou précoce qu’il est forcément HPI. En revanche, lorsqu’un enfant change brutalement de comportement, revient de l’école anxieux, épuisé, triste ou exprime un profond mal-être, il faut alors s’interroger. L’important est de comprendre ce qui se passe avant que les difficultés ne s’installent durablement. »

Cette expérience vous a ensuite conduite à créer EHPICENTRIA. Pourquoi ?

« Au fil des années, nous avons constaté que certains jeunes avaient besoin d’un établissement capable de s’adapter à leur fonctionnement. C’est ainsi qu’est née EHPICENTRIA, une école privée à but non lucratif qui accueille des élèves HPI, mais aussi d’autres jeunes neuroatypiques, présentant notamment des troubles du neurodéveloppement, une phobie scolaire ou un décrochage scolaire. Nous suivons les programmes de l’Éducation nationale, mais nous adaptons l’organisation aux besoins des élèves, et non l’inverse. »

Qu’est-ce que cela change concrètement ?

« Les classes comptent au maximum dix élèves. Cela nous permet de personnaliser les parcours, de travailler le rythme d’apprentissage, la confiance en soi, mais aussi les compétences émotionnelles. Nous sommes exigeants sur les apprentissages, mais nous savons qu’un enfant progresse beaucoup mieux lorsqu’il se sent compris. Notre objectif n’est pas de construire une école plus facile, mais une école plus juste. »

Pourquoi des enfants très intelligents peuvent-ils être en échec scolaire ?

« Beaucoup de ces enfants comprennent très vite et trouvent les exercices trop simples. Ils finissent par ne plus écouter, rêvasser ou se désengager, faute d’être suffisamment stimulés. Comme ils trouvent souvent les réponses de façon intuitive, ils n’apprennent pas toujours à expliciter leur raisonnement ni à acquérir les méthodes de travail attendues. Plus tard, lorsque les apprentissages deviennent plus complexes, ils peuvent se retrouver en difficulté, non par manque de capacités, mais parce qu’ils n’ont pas acquis les méthodes attendues par l’école. Nous adaptons les modalités d’apprentissage sans jamais diminuer les exigences des programmes. »

Vous utilisez aussi l’intelligence artificielle. Avec quel objectif ?

« Nous avons mené plusieurs débats qui ont abouti à une charte d’utilisation responsable de l’intelligence artificielle au sein de l’école. Elle sera d’ailleurs déployée progressivement à partir de la rentrée. L’IA constitue un outil au service du professeur pour mieux accompagner les élèves. Il lui permet en outre de personnaliser les apprentissages et développer leur esprit critique. »

Enfin, quel message souhaitez-vous adresser aux parents qui se reconnaissent dans vos propos ?

« Ne restez pas seuls. Les associations sont là pour écouter, orienter et soutenir les familles. Un parent bien informé devient le meilleur allié de son enfant. C’est exactement la mission que nous poursuivons chaque jour avec l’AEHPI et EHPICENTRIA. »

Ils en parlent le mieux : « Pour la première fois, nous nous sommes sentis compris mais aussi soutenus dans notre volonté d’offrir un cadre d’apprentissage adapté à nos enfants. Je soutiens donc pleinement le projet de création d’un établissement scolaire privé hors contrat porté par l’AEHPI. Ce type d’initiative est essentiel pour combler le vide institutionnel autour des enfants HPI. » André F., Père de trois enfants HPI.

20, rue Carré du Roi – 34000 Montpellier
04 30 96 92 51

Site association AEHPI :
https://aehpi.com

Site Ehpicentria :
https://ehpicentria.fr

Site du concours de Maths AEHPI/EHPICENTRIA :
https://sites.google.com/view/toujoursplus-de-maths/concours/le-petit-concours

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