
Une solide compréhension, un zeste de ludique et une bonne dose de confiance : la recette de Langues Passion pour apprendre l’anglais quand on est dyslexique. Accompagner, redonner confiance, pratiquer : avec Langues Passion, Carole Wladon a développé une méthode qui aide enfants et adultes à se réconcilier avec l’anglais. Son credo ? Comprendre, appliquer et automatiser, dans une approche où le plaisir d’apprendre retrouve toute sa place.
Top Maman : Selon vous, « l’humain est placé au cœur des langues ». Qu’est-ce que cela signifie ?
Carole Wladon : « Avant de parler anglais, je m’intéresse d’abord à la personne. Chaque enfant a sa façon d’apprendre, ses difficultés, son histoire. Certains arrivent avec une dyslexie, un TDAH ou une grande perte de confiance. Mon rôle est alors de comprendre pourquoi ça bloque. Ensuite, on explique l’histoire et la logique de la langue, et tout devient ainsi beaucoup plus simple. »
Pourquoi tant d’enfants sont-ils persuadés qu’ils sont « nuls en anglais » ?
« Car on les perd très tôt. Les bases s’acquièrent durant la 6e et la 5e, il faut donc s’assurer de ne pas rater le coche. Je répète souvent qu’aucun enfant ne se lève le matin avec l’envie d’échouer. S’il ne comprend pas dès les premières bases, il décroche. C’est pour cela que j’ai fondé la méthode de l’English Reset : on repart de zéro, on reconstruit les fondations et on travaille aussi sur la gestion des émotions. La peur d’apprendre est parfois le principal obstacle. »
Votre méthode s’appuie sur l’orthopédagogie. En quoi est-elle différente ?
« Elle permet de comprendre le lien entre les sons et leur écriture. L’anglais possède 44 phonèmes, mais près de 1200 façons de les transcrire ! Au lieu de se forcer à apprendre par cœur sans comprendre, on décortique les mécanismes de la langue. Une fois le « code » compris, les progrès deviennent beaucoup plus rapides. »
Cette méthode convient-elle à tous les profils ?
« Oui, car elle respecte avant tout le fonctionnement naturel du cerveau. On devrait apprendre l’anglais d’abord en le parlant, avant de l’écrire. La phonologie (l’étude des sons d’une langue et des règles qui permettent de les reconnaître, de les distinguer et de les prononcer correctement), la répétition et l’oral permettent ensuite d’améliorer la lecture, l’accent et la confiance. C’est une approche qui profite aux enfants mais également à leurs parents. »
Avez-vous un souvenir marquant d’un élève ?
« Une jeune femme en bac +3 m’a écrit : « Vous êtes mon seul espoir. » En une trentaine d’heures, nous avons tout reconstruit. Elle réalise désormais des présentations en anglais dans le secteur du luxe et part travailler à l’étranger. L’anglais est un atout dans sa carrière. J’ai eu des nouvelles récentes, et en fin d’année, elle part à Barcelone, elle est mutée. Donc elle s’attaque à l’espagnol. Incroyable ! »
Quel conseil donneriez-vous aux parents pour mieux apprendre l’anglais ?
« Faites entrer l’anglais dans le quotidien par le jeu. Chansons, histoires, images ou bien petites conversations… L’essentiel est de donner envie. Même si les parents ne parlent pas anglais, ils peuvent éveiller la curiosité de leurs enfants sans toutefois transformer les devoirs en bataille. Le cerveau de l’enfant est prêt à engranger beaucoup de connaissances, il faut en profiter. »
Les applications et l’intelligence artificielle remplacent-elles un professeur ?
« Elles sont d’excellents outils… à condition de rester des outils. Elles complètent l’apprentissage, mais ne remplacent ni l’accompagnement humain, ni la pratique orale, ni l’immersion. Comme un muscle, une langue se développe en l’utilisant régulièrement. »
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@carole_wladon (carole coach de langues)





