
À Bordeaux, International School 33 fait évoluer les codes. Montessori en maternelle, puis le Baccalauréat International. Le tout dans un bilinguisme structuré et un esprit critique revendiqué… Sa directrice, Noémie d’Esclaibes, explique pourquoi son école a choisi d’adapter la méthode aux enjeux du monde actuel tout en visant l’excellence.
Top Maman : Quelle est la particularité d’International School 33 par rapport aux autres écoles Montessori ?
Noémie d’Esclaibes : « Nous avons d’abord commencé comme une école entièrement Montessori. Nous gardons désormais la pédagogie Montessori en maternelle et en primaire, tout en y ajoutant le Baccalauréat International en finalité. »
Pourquoi ce choix ?
« C’est avant tout un programme exigeant et reconnu dans le monde entier. Il repose sur la recherche, la pensée critique et l’ouverture internationale. L’accréditation demande en outre des formations obligatoires pour les enseignants et des évaluations régulières. Ce cadre académique solide permet alors de conserver les valeurs Montessori tout en garantissant un haut niveau d’exigence. »
Pourquoi ne pas être restés 100 % Montessori ?
« La méthode Montessori n’est pas protégée par un brevet, ce qui lui permet d’évoluer. Alors que certaines écoles restent très traditionnelles, nous avons fait un autre choix. La vision de Maria Montessori était révolutionnaire pour son époque, mais le monde a changé. En maternelle, nous conservons l’essentiel : autonomie, manipulation, respect du rythme. Pour les plus grandes classes, nous adaptons les pratiques davantage ancrées dans la réalité d’aujourd’hui, à l’ère d’internet et de l’intelligence artificielle. »
Comment enseigne-t-on dans ce contexte ?
« Prenons l’histoire par exemple : apprendre des dates par cœur n’a plus le même sens. Une information se trouve en quelques secondes. En revanche, analyser une source, comprendre un contexte, exercer son esprit critique, c’est essentiel. »
En quoi votre école est-elle réellement bilingue ?
« Le bilinguisme est concret. En maternelle et en élémentaire, les élèves passent deux jours en français et deux jours en anglais. Au collège cependant, trois sections existent : française, anglaise et bilingue. Nous accueillons des élèves non francophones ou non anglophones avec un accompagnement individualisé. L’objectif est qu’ils se sentent bien et progressent à leur rythme. Le bilinguisme n’est pas seulement académique. Il est culturel et ouvre à d’autres façons de penser. Tous les enseignants sont natifs. »
Comment évaluez-vous les élèves ?
« À partir du collège, des notes apparaissent, notamment parce que le Baccalauréat International l’exige. Mais nous parlons davantage du travail que de la note. Nos classes comptent 15 à 20 élèves, ce qui permet une instruction personnalisée. Le Baccalauréat International ne se limite pas aux examens : les élèves rédigent un mémoire et s’engagent dans un programme de créativité, action et service. Sans engagement concret, ils n’obtiennent pas leur diplôme. »
Qu’est-ce qui vous rend le plus fier aujourd’hui dans votre école ?
« Former des élèves exigeants, aussi ouverts qu’heureux, capables de contribuer à un monde meilleur. Nous voulons que chacun devienne la meilleure version de lui-même. C’est cela, selon nous, Montessori version 2026. »
Le programme du Baccalauréat International (IB) est reconnu et apprécié par les Universités françaises et étrangères. Il s’agit en outre d’un programme international exigeant, porté par un bilinguisme structuré. Il permet aux élèves de progresser avec ambition sans perdre le plaisir d’apprendre. L’exigence devient un moteur d’épanouissement et de confiance.





